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Thèmes de la vie quotidienne (Education et Environnement)

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Voici un petit abécédaire pour aider à prendre le pouls de ce pays grand comme quatre fois la France. Comme lors de mes séjours au Pérou (2015-2016) et en Haïti (2016-2017), je reprendrai ce thème de temps en temps pour vous informer sur mes découvertes et peut-être... changer d'angle de vue sur ces différents thèmes ?

Education


Six mois après mon arrivée : Voici un thème que j'ai abordé et vécu en "hors bord". Je n'ai pas relevé de différence majeure dans l'organisation du système scolaire, si ce n'est que l'enseignement secondaire se limite au classes de collège et que le lycée est appelé "Preparatoria". Les universités disposent de niveaux de qualité et d'installations très différentes, que je n'ai vu que de l'extérieur. Il y a un certain nombre d'universités privées, mais pour enseigner, les salaires sont pour le moins limités... et les déplacements occasionnent vite beaucoup de temps. Les offres ne manquent pas, notamment dans le privé, et il est toujours possible de pouvoir trouver la matière que l'on souhaite étudier. Je reviendrai plus tard dans un article consacré à l'enseignement du français sur ce thème très important. De l'extérieur, j'ai vu un certain nombre d'élèves en uniforme (élément que j'avais déjà remarqué en Haïti), et ceci ne pose aucun problème ni ne se discute. Le Mexique est un pays très ouvert, notamment aux nouvelles technologies, et l'enseignement en ligne, en groupe, est rentré dans les moeurs depuis déjà plusieurs années.

En dehors du français, l'enseignement de l'anglais est largement dominant, en partie en raison de la proximité avec le grand voisin du nord. Cela dit, les académies de langues, qui foisonnent ici (et notamment en ligne), proposent aussi un certain nombre d'autres cours : les langues asiatiques (le mandarin, le coréen et le japonais) ont la cote, et parmi les langues européennes c'est l'allemand qui semble tirer son épingle du jeu. Pour les cours particuliers, tous les prix sont proposés : j'ai vu des tarifs au mois absolument dérisoires, et à l'heure il y a de grands extrêmes : de 25 MXN (!) à 500 MXN, soit à peine plus d'un euro à environ 25 euros. Comme en France, l'enseignement périscolaire existe aussi mais peine visiblement à se développer. 

Le Mexique suit un calendrier plutôt comparable au nôtre, avec ses vacances scolaires, à la différence que les élèves - et les enseignants - bénéficient d'un vendredi de repos en milieu et en fin de mois. Les salaires sont aussi versés par quinzaine, la fameuse quincena. Si vous voulez faire les courses en paix, le vendredi de milieu de mois est plutôt à éviter...

Environnement


Vue d'ensemble ou presque sur la retenue d'eau près d'Amealco de Bonfil

Vue d'ensemble ou presque sur la retenue d'eau près d'Amealco de Bonfil
6 janvier 2026

Six mois après mon arrivée : très rapidement ici, j'ai pris connaissance du système de traitement des déchets plutôt simplifié : orgánico et inorgánico. Qu'en est-il après ? Les déchets sont-ils regroupés ? C'est possible. Ce tri sommaire n'est pas instauré partout. Il n'y a pas de traitement spécifique du verre, pas de recyclage du plastique, du métal et du papier à première vue. On est loin de nos poubelles jaunes et clairement, du point de vie du citoyen, la mise à disposition du tri est moins avancée qu'en Europe Occidentale. 

Dans le lotissement, il n'y a pas de poubelle individuelle. Tout le monde est invité à rapporter ses déchets dans les grands conteneurs qui se trouvent à l'entrée et à les déposer selon le tri préalablement établi. Pas de risque d'amende donc si on se trompe de conteneur. Et, au vu de la quantité de cartons produits, la consigne est donnée de les plier pour faciliter leur évacuation. Cette consigne est peu respectée et charge donc à l'équipe municipale d'encombrer le moins possible ensuite dans la chaîne de tri. Il y a un petit élément comparable : les bouchons en plastique peuvent être récupérés pour une action caritative, dans les écoles qui sont partenaires ou de manière directe par dépôt dans des grands cœurs métalliques à proximité des supermarchés. Au vu du remplissage, l'initiative a du succès. 

Les cartons servent globalement à emballer deux types de produits : les pizzas et le reste du monde. Les pizzas sont appréciées comme chez nous, ni plus ni moins et les Mexicains ont bien d'autres plats populaires et rapides pour les concurrencer. Mais ici aussi Domino's s'est installé et ici les livraisons sont effectuées en un temps record : le géant Amazon, très populaire, est capable de vous livrer l'après-midi le produit commandé le matin. En effet, si les dimanches sont globalement plus calmes à l'extérieur, il n'est pas rare de trouver des camions Amazon en action au coin de la rue. Ici, sans jeu de mots, le travail prime avant tout sur les jours sacrés et personne ne trouve rien à redire. Tout est d'ailleurs mis en place pour que le client suive sa commande sur l'application. 

Côté propreté, je n'ai pas été dépaysé. De ce point de vue, ce que j'ai vu du Mexique n'est ni meilleur ni pire qu'en France métropolitaine, avec des déchets qui recouvrent le bas côté sur les grands axes, les zones de travaux, mais ni plus ni moins que chez nous. Dans l'ensemble, la nécessité de protéger l'environnement est bien présente à l'esprit, sans qu'elle soit pour autant la priorité. 

L'usage de la voiture est massif, sans atteindre les proportions que j'ai connues notamment à Port-au-Prince et à Lima. Que ce soit à Mexico City ou à Santiago de Querétaro, une immense mégapole et une grande capitale de province, les bouchons font partie du quotidien. Malgré le Querétaro Bus (QroBus), qui couvre toute la ville et bien au-delà, le réseau de transport public me paraît insuffisant et surtout, les temps de trajet sont très longs pour aller d'un point à un autre. Conséquence : le nuage de pollution est bien visible au-dessus du plateau et la qualité de l'air s'en ressent sans qu'elle ne soit franchement mauvaise.

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