Thèmes de la vie quotidienne (Argent, Climat et Communication)
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Voici un petit abécédaire pour aider à prendre le pouls de ce pays grand comme quatre fois la France. Comme lors de mes séjours au Pérou (2015-2016) et en Haïti (2016-2017), je reprendrai ce thème de temps en temps pour vous informer sur mes découvertes et peut-être… changer d’angle de vue sur ces différents thèmes ?
Argent
Six mois après mon arrivée : Le Mexique présente des points communs et des différences avec la France sur ce thème. Côté banque, il n'y a aucune surprise. On retrouve des banques un peu partout, mais pas à tous les coins de rue pour autant. BBVA semble se tailler une part importante du marché, et la prise en charge du client semble être à peu près la même un peu partout. On retrouve cette banque en Espagne, et l'implantation de la banque au Mexique semble être une filiale de la banque espagnole. J'ai découvert aussi la banque Banamex, qui paraît être la banque nationale. D'après les critiques observés, mais aussi les "oui-dire", c'est le temps d'attente avant la réception du client qui est a priori le domaine le plus critiqué par les locaux. Les distributeurs fonctionnent comme en Europe et les banques proposent les mêmes services, à savoir une ouverture du compte possible pour un étranger moyennant la présentation du titre de séjour (pour ma part, la carte de résidence temporaire valide), l'accès à un compte courtant, à une carte de débit, à une carte de crédit et à des livrets d'épargne. Le système de paiement par carte est très populaire, à tel point que les commerçants vous présentent systématiquement leur terminal bien que vous souhaitiez payer en espèces. Et c'est dans ce cas qu'il y a une petite différence : les centimes ne comptent pas vraiment, et la remise s'effectue à l'arrondi. Il faut dire qu'avec environ 20 pesos pour un euro, les centimes de pesos ne valent pas grand chose...
Côté argent en efectivo, j'ai vu des espèces de 50 centimes à 1 000 pesos. Les pièces de monnaie vont de 50 centimes à 10 pesos, avec des pièces de 1, 2, 5 et 10 pesos et la dernière ressemble d'ailleurs assez à une pièce de 2 euros. Il y a des billets de 20, 50, 100, 200 et 500 pesos. Certains billets sont partiellement transparents, il y a deux catégories de billets de 500 pesos (marron, couleur de Diego Rivera, et bleu) et dans l'ensemble le papier est de qualité, suffisamment épais et se déchire difficilement (rien à voir avec les billets de gourde haïtienne). Le taux de change entre peso et euro a varié entre 17 et 27 au cours des cinq dernières années, et il se rapproche actuellement de 20, ce qui en fait une monnaie assez forte, en tout cas au regard de son histoire récente. Dans la vie quotidienne, tout se règle en peso mexicain et même six mois après, je continue dans certains cas d'effectuer mentalement la conversion.
Climat
Six mois après mon arrivée : Je suis arrivé à Mexico City à l'automne. En prenant ensuite la route du nord vers Santiago de Querétaro, et après y avoir passé plusieurs jours, j'ai été surpris par la quasi absence de précipitations, moi qui suis habitué au climat tempéré avec son aspect changeant. Puis j'ai dû me résoudre à boire deux fois plus, non pas en raison de la température, mais du fait de l'humidité beaucoup moins présente qu'en métropole (environ 25 % au cours de la journée !). La capitale et le centre du pays connaissent ainsi un climat semi-désertique, avec des précipitations concentrées sur quelques mois à peine : la saison des pluies. Comme je suis arrivé en novembre et que j'écris ces lignes en mai, je n'ai pas encore connu cette période, tout du moins peut-être une dizaine de jours de précipitations tout au plus, jamais en continu, mais avec une intensité et de la grêle pouvant être importantes. A 2 000 mètres d'altitude environ, mais avec une latitude faible, les températures reflètent le mélange de la relative proximité avec l'équateur et de l'altitude.
Sur le plateau central, en comparaison avec la France métropolitaine, l'hiver n'est pas si froid, mais nous approchons ici tout de même le 0°C. Au mois de janvier, les températures peuvent excéder les 25°C (nous en avons profité pour nous baigner à San Miguel de Allende), mais les nuits sont fraîches et les Mexicains ont froid. Le printemps est davantage marqué par la floraison, qui survient dès la deuxième partie du mois de février. En revanche, de l'autre côté de Mexico City et des sommets marquant le sud du plateau central, comme à Cuernavaca, le climat est plus chaud et plus humide, sans être étouffant. Cuernavaca est à 1 500 mètres d'altitude, mais la différence avec le plateau central est d'environ 5°C, ce qui n'est pas négligeable ! A ce jour, plus que la chaleur, omniprésente, c'est surtout l'impact des rayons du soleil qui est marquant : la température peut augmenter (et diminuer) très rapidement, de l'ordre de 2 à 4°C par heure, alors il faut prévoir les activités en conséquence...
Ce climat aride n'est pas sans incidence sur la végétation. A Cuernavaca, et plus généralement au sud du plateau central et des grands volcans, elle est exubérante. L'univers est vert et dominant mais les effets de l'altitude permettent de rendre l'atmosphère respirable. La capitale, malgré ses 22 millions d'habitants, ne manque pas de parcs. Au nord, la végétation est beaucoup plus sèche, la steppe et les cactus règnent en maître, avec des espèces adaptées à ce type de climat. Avec le Maroc, le Mexique est l'un des endroits les plus chauds et secs que j'ai connus et je suis frappé par la tranquillité des Mexicains à ne pas s'inquiéter face aux incendies, relativement nombreux mais réduits, qui sévissent dans leur environnement. J'en ai constaté en moyenne un par mois, à proximité des axes routiers et des habitations, et je n'ai pas noté d'empressement particulier pour les éteindre, sauf lorsqu'ils pouvaient représenter une menace. Mais ici le feu est tout de même pris au sérieux.
L'eau est l'autre préoccupation majeure. Santiago de Querétaro dispose de réserves fossiles mais qui s'épuisent un peu plus chaque année. Le climat propose des précipitations très irrégulières et surtout, la population ne cesse de croître. Les limites de l'agglomération ont ainsi dépassé depuis longtemps le cadre du centre historique et même celui de la frontière administrative avec les autres communes. C'est le lot de beaucoup de grandes villes réputées à l'abri des fléaux que sont surtout les tremblements de terre et le narcotrafic, donc le prix de la sécurité. Les prévisions de croissance de la population, surtout par l'installation de populations nouvelles, sont exponentielles alors que, quelques kilomètres plus loin, la campagne quasi déserte ouvre ses portes.
Qu'en est-il du service proposé ? Il va de pair avec l'électricité. Ce ne sont bien sûr pas les mêmes compagnies qui exploitent kes deux ressources mais une coupure d'électricité implique une coupure d'eau. Le service peut être instable, la pression aussi, la température parfois, mais on finit par s'habituer. Il peut y avoir des fluctuations dues à la météo, et le tracé des cours d'eau est dimensionné, de manière partielle, pour pouvoir évacuer les fortes précipitations. Tout le monde ici connaît l'intensité et la durée potentielle de la saison des pluies et nous avons déjà reçu des recommandations de protection face aux inondations, surtout pour protéger les habitations. Une manière de ne pas oublier que les caprices de dame nature peuvent être violents....
Ecatepec de Morelos (9 février 2026)
Communication
Six mois après mon arrivée : Dans ce domaine et d'un point de vue technologique, les Mexicains n'ont rien à nous envier. Connection WiFi, Fibre, réseau téléphonique performant même si dominé par Telcel, tout est à la pointe... sauf en cas de coupure d'électricité ou tout disparaît pendant une fraction de seconde à quelques heures. Comme en France métropolitaine, le réseau n'est pas disponible partout, dans certains recoins de campagne, de la maison, sous les antennes de télécommunication ou dans certains supermarchés.
Les Mexicains sont aussi ultra connectés aux réseaux sociaux, que ce soient Facebook, Instagram, Tiktok, avec tous leurs avantages et leurs dérives d'utilisation, mais aussi Zoom et Google Meet pour des aspects davantage professionnels. Mais, grande différence, l'utilisation de WhatsApp, omniprésente, pour envoyer un CV, programmer un entretien professionnel, organiser une excursion, commander une paella, s'informer de ce qui se passe dans le quartier, etc. Je n'avais pas l'habitude d'un usage aussi poussé en France. A tel point que l'utilisation du courrier est devenue désuète et que, plus de six mois après mon arrivée, je ne sais toujours pas où se trouve le bureau de poste le plus proche...
Par ici la suite ! Thèmes de la vie quotidienne (Education et Environnement)



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