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City trip à Guanajuato (1ère partie)

Après Mexico City, Santiago de Querétaro, Celaya (j'y reviendrai dans un prochain article sur la sécurité), j'ai découvert une quatrième ville d'importance au Mexique : Guanajuato. C'est le troisième Etat que je visite. Guanajuato est la capitale de l'Etat du même nom, mais, à la différence de Santiago de Querétaro, elle n'est pas la plus peuplée. Avec environ 200 000 habitants, elle est largement devancée par León et son 1,5 million d'habitants.

Minas de Plata


En réalité, c'est à Guanajuato que j'ai passé Noël "en famille", même si, pendant la période de l'Avent, j'ai plus ressenti la fête lors des concerts et autres passages à Santiago de Querétaro, voir à Celaya. Mon premier point de passage le 24 décembre se trouvait à Minas de Plata, et je n'ai pas eu besoin de rechercher très loin pour comprendre que cet endroit, situé dans la "banlieue" est de Querétaro, abritait autrefois, dans un passé pas si lointain, des mines d'argent. Dans le paysage environnant, je n'ai rien vu de détonnant, ce qui me laisse à penser aussi que les mines se sont arrêtées de tourner dans un passé pas si proche.

Pour accéder à Minas de Plata depuis Santiago de Querétaro, il y a plusieurs routes. Adriana a choisi d'emprunter la route libre passant par San Miguel de Allende. J'ai pu noter toute l'extension de Santiago de Querétaro vers le nord, jusqu'au parc industriel (où siège notamment Safran) et, peu après, la route, particulièrement empruntée, bifurque vers l'ouest. De là jusqu'à San Miguel de Allende, le tronçon n'est pas facile : la route est apparemment dessinée à une seule voie, mais il y a aussi un bas-côté suffisamment large pour permettre le passage d'une autre voiture. Comme les véhicules d'en face bénéficient (ou souffrent) de la même configuration, la conduite n'est pas des plus simples. Et, pour faciliter le passage, vous y trouvez de tout : camions, motos, tracteurs... et échoppes sur les côtés où les arrêts peuvent être de longueur variable !

Sur la route entre San Miguel de Allende et Guanajuato

Sur la route entre San Miguel de Allende et Guanajuato
24 décembre 2025

Une fois arrivé à San Miguel de Allende, la route change en direction de Guanajuato, à l'ouest, et il reste environ deux tiers du chemin. Cette fois, la ville laisse la place définitivement à un joli décor de montagnes et de steppes arides, qui ne vous quitte pas jusqu'à l'arrivée. A une intersection, qui marque à peu près le dernier tiers d'un parcours total d'environ deux heures, je relève que l'asphalte a été entièrement repeint, point de départ pour un tronçon plus sinueux, mais pas suffisamment pour me provoquer la nausée, en tout cas pas à l'avant. Cette route tordue se poursuit à peu près jusqu'au bourg de La Sauceda, à quelques kilomètres du but. Ce bourg, traversé par la route principale, ne cache pas ses commerces et ses restaurants populaires (on y vend notamment des grands rennes en décoration) mais masque un peu plus ses ruelles perpendiculaires de terre, que vous pouvez donc aisément imaginer comme poussiéreuses.

Nous ne nous y arrêtons pas, à l'aller comme au retour, et terminons notre chemin. Nous arrivons au fraccionamiento et le passage à l'entrée est au bon vouloir des deux gardiens, qui ne sortiront pas de leur caseta tout de suite. D'ailleurs, ils passeront là, dans une petite cabane de fortune, la Nochebuena. Mieux valait sans doute pour eux qu'ils soient deux pour passer ensemble cette nuit de Noël. Étonnamment, pour moi, tout ici ou presque est à construire ! Le cadre, bien présent avec sa clôture emmurée, ne perturbe pas la tranquillité - provisoire - des lieux, avant que tous les lots ne soient construits. Seuls une horde de chiens errants, et un ou deux autres isolés, peuvent déranger le visiteur, d'autant plus si celui-ci promène les siens en laisse... Quelques maisons sont donc sortis de terre et c'est donc dans l'une d'elles que je vis Noël.

Coucher de soleil à Minas de Plata

Coucher de soleil à Minas de Plata
24 décembre 2025

Rebatinga et Intercambio


Je vais passer directement au passage le plus intéressant et le moins intimiste qui est sans conteste la distribution des cadeaux. Petits et grands sont réunis pour un premier tour de cadeaux symboliques, la rebatinga. Les cadeaux, qui coûtent au maximum 100 pesos, doit environ 5 euros, sont répartis sur la table. Chacun lance tour à tour deux dés : si la somme est paire, on choisit son cadeau (ou on "vole" celui d'un autre) et si la somme est impaire, on passe son tour. A ce jour, j'ai réussi à choisir (ou dérober) six cadeaux, et, comme les plus jeunes se battaient pour un carton de chaussures emballé, j'en ai profité pour me faire discret. Le carton a fait le tour de la table, mais au moment d'ouvrir les cadeaux, le détenteur a découvert qu'il s'agissait... d'une boîte d'ananas en conserve ! Quant à moi, et aux autres, rien de bien intéressant, juste le côté drôle de tomber... sur son propre cadeau ou sur une paire de lunettes symboliques. Mais ce jeu a surtout le mérite de... faire jouer toute la famille et de ne pas faire de jaloux !

Après la rebatinga, place à l'intercambio (l'échange). Cette fois, les choses deviennent sérieuses. Là aussi, le montant est défini à l'avance mais il s'agit d'un vrai cadeau, dans des proportions budgétaires plus importantes, sans être démesurées non plus. Le tirage au sort est effectué avant Noël, chacun sait à qui il va offrir un cadeau mais personne ne sait qui va vous l'offrir ! Effet de surprise assuré. Le moment venu, une personne commence par offrir son cadeau à une autre, et ainsi de suite. Là encore, pas de jaloux, du suspense, et du temps accordé à tous pour découvrir la surprise.

Vient le temps ensuite de la remise des cadeaux traditionnels, plus personnels, et le jeu s'arrête... enfin, pas pour les enfants, partis pour une partie de la nuit et pour moi, mon paquet cadeau grandeur nature s'appelle Guanajuato capital mais ça, c'est pour le lendemain...

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