Sur la route de Compostelle - Camino Primitivo (2024) - 15ème étape : Santa Irene - Saint-Jacques-de-Compostelle (22 km)
Nous y sommes. C'est sûr, c'est l'étape de toutes les émotions. Nous sommes le dimanche 13 octobre et c'est notre dernier jour de pèlerins. Nous allons arriver au bout de ces 320 kilomètres réalisés sur le Camino Primitivo. Comme beaucoup de pèlerins auparavant, à ce stade de mon parcours, je suis partagé entre deux sentiments contradictoires et antagonistes :
- le premier est la joie d'arriver au bout du chemin, de terminer cet épisode et de revenir sur un lieu que j'ai aimé et qui a compté dans ma vie il y a treize ans. Cette joie est d'autant plus importante que cette aventure a été partagée en si bonne compagnie. Je ne peux donc que remercier Adriana d'avoir été à mes côtés pendant ce périple exceptionnel, mais aussi pendant tout ce que nous avons vécu depuis le 13 avril, jour où nous nous sommes rencontrés sur les pentes de l’Alto del Perdón, entre Pampelune et Puente la Reina.
- le deuxième est donc la nostalgie car chaque histoire a une fin et même si nous ne nous séparons pas aujourd'hui nous avons le sentiment d'arriver déjà au bout de quelque chose.
Avant d'arriver au kilomètre zéro, il reste tout de même 22 derniers kilomètres à accomplir et, après une bonne nuit, je me réveille à l’auberge Santa Irene. La nuit est encore bien sûr omniprésente et noire. L'endroit est silencieux. Le pèlerin chauve à la forte voix se prépare à partir, probablement à la frontale. Nous ne le reverrons pas sur cette étape. Adriana se réveille ensuite et se prépare. Je suis déjà prêt de mon côté. Le couple le plus âgé sort de la nuit plus tard dans l’auberge et la dame demande à prendre son petit-déjeuner sur place. Comme très souvent, nous décidons de ne pas prendre le nôtre à l'auberge et nous choisissons de nous mettre en route rapidement, dès les premières lueurs du jour, c'est-à-dire vers 8 h 45.
En réalité, il me tarde de mettre les voiles sur cette étape. Je ne suis pourtant pas particulièrement pressé de quitter les lieux mais, réveillé depuis plus d'une heure et prêt, j'ai quelques fourmis dans les jambes. Je sors donc de cette petite auberge - une des plus petites que nous ayons connues - pour repérer la sortie qui se fait du côté de Toby. Mais ce matin, aux premières lueurs du jour, Toby n’est pas là. Peut-être est-il dans sa niche, ou peut-être alors qu’avec le temps plus froid est-il rentré chez son maître ou chez sa maîtresse ?
Un dernier passage en forêt
Entre Lavacolla et Monte do Gozo - 13 octobre 2024 (Photo d'Adriana)
Derniers kilomètres sur un chemin version « nature »
Nous nous mettrons alors en route sur cette étape qui, lors de ces premiers kilomètres, en tout cas jusqu'à l'aéroport de Lavacolla ressemble assez aux précédentes, même si nous longeons toujours plus ou moins la route principale. Je ne ressens pas encore l'ambiance de l'arrivée dans la grande ville. Nous passons rapidement devant la deuxième auberge de Santa Irene, qui n'était distante de la première que de quelques centaines de mètres et donc nous quittons un temps la route principale pour nous engouffrer dans une forêt, parfois entrecoupée de prairies. C'est le paysage que nous rencontrons depuis notre arrivée sur le Camino Francés et donc depuis Melide. Seuls quelques bruits de voitures matinales viennent tout juste perturber quelque peu ce décor paisible.
Ce matin, nous ne rencontrons que deux pèlerins sur la route de O Pedrouzo, où nous arrivons après environ deux kilomètres. Nous avons auparavant réfléchi pour savoir si nous allions faire un détour dans cette localité pour prendre notre petit-déjeuner mais, bien partis, nous ne nous y arrêtons pas. A partir de là, le décor change peu à peu. Tout d'abord, nous rentrons dans une petite zone industrielle et nous pouvons admirer quelques jolis tags à l’effigie du Camino de Santiago, étalés le long de certaines façades. La zone n'a rien de particulier à offrir au pèlerin et va laisser place rapidement à la dernière forêt que nous allons traverser avant d'arriver aux alentours de l'aéroport.
O Pedrouzo est le point de départ « officiel » de la dernière étape qui mène jusqu'à Saint-Jacques-de-Compostelle, sur une distance de 19 kilomètres. Très logiquement, alors que le soleil s'est maintenant levé, le nombre de pèlerins augmente rapidement sur cette dernière portion. Il augmente d'ailleurs plus que le nombre de conversations qui se lient entre eux car, comme je l'ai écrit auparavant, nous sommes sur un tronçon où les pèlerins terminent leur chemin. Peu de rencontres se font et les pèlerins ne sont pas particulièrement loquaces. Nous allons donc effectuer cette étape certes accompagnés mais toujours à distance par des pèlerins solitaires ou en petits groupes. Il y a plus de couleurs et plus de nationalités représentées.
Nous traversons cette jolie forêt d’eucalyptus et nous ressentons une odeur d’encens. Tout juste avons-nous le temps de nous poser la question de l'origine de cette odeur que nous entendons maintenant une petite musique bien discrète et en parfaite harmonie avec ce décor matinal et dominical. Un homme s'est installé là, probablement un écrivain et joue d’un instrument de musique qui ressemble à une espèce de xylophone. Il y a une part commerciale certes dans la démarche mais aussi d'interrogation sur l'essence même du chemin. Cet homme présent visiblement là pour la journée, en tout cas pour la matinée mérite notre attention et après toutes ces étapes nous sommes encore friands de ce genre de micro-événements, d’autant plus qu’il nous reconnecte à l’essentiel.
Nous le laissons là pour poursuivre notre chemin dans cette forêt et pour la première fois depuis l'étape de Grado à Salas nous n'allons pas connaître une seule goutte de pluie sur toute la journée. C'est donc là aussi un micro-événement, qu'on apprécie à sa juste mesure et ce temps clément nous permettra de ressentir davantage encore l'émotion à notre arrivée sur la Praza de Obradoiro. Mais il faut mériter d'arriver à cet endroit et la ville va commencer à se faire sentir alors que nous sommes toujours dans la forêt. Celle-ci commence à s'éclaircir et nous pouvons entendre maintenant de manière très distincte le bruit des avions en préparation pour le décollage. Le bruit n'est pas insupportable mais il est suffisamment fort pour nous donner envie d'avancer un petit peu plus vite.
Vue sur Saint-Jacques-de-Compostelle depuis le Monte do Gozo
13 octobre 2024 (Photo d'Adriana)
Saint-Jacques se découvre peu à peu
A ce stade-là le chemin de Compostelle contourne l'aéroport de Lavacolla par le nord et, un petit peu à l'image de ce que j'avais connu en avril à Burgos, le contournement est assez long à effectuer. Nous mettons peut-être une heure à sortir de cette zone pour déboucher sur une autre petite zone industrielle mais aussi sur notre dernier bar / café où nous allons prendre notre petit déjeuner. Il s'appelle « Le kilomètre 12 ». Nous nous rendons compte à la fois que nous venons d'en effectuer dix sur un relief toujours vallonné mais qui n'occasionne pas de réelle difficulté. Nous nous rendons surtout compte que c’est notre dernier arrêt avant d’arriver au kilomètre zéro. Adriana en profite pour se restaurer et déguster une nouvelle empanada au thon, accompagnée de deux cafés au lait pour nous. Il y a bien la queue dans l’établissement et, même si notre attente n'est pas très longue, nous profitons d'être deux pour respectivement prendre place et régler la note. Le soleil est maintenant bien présent, l'atmosphère est détendue, la clientèle tourne pour ce dimanche matin et après environ une demi-heure où nous avons rechargé nos batteries nous nous remettons en route.
Nous traversons Lavacolla puis Vilamayor et arrivons progressivement à San Marcos. Bien sûr, nous passons avec émotion devant la dernière borne indiquant « 10 kilomètres » car désormais ce sont les kilomètres avec une seule unité qui vont s'égrener jusqu'à la borne indiquant « 4,4 kilomètres », en tout cas dans mon souvenir. C'est la dernière que nous croiserons. Nous avions également été émus d'apercevoir la première borne kilométrique à l'entrée en Galice, juste avant d'arriver à O Acebo. Nous en étions alors à environ la moitié du chemin effectué.
Les kilomètres que nous parcourons là, avant d'arriver au Monte do Gozo n’ont rien d'exceptionnel. Nous les effectuons dans une zone semi-industrielle et semi-résidentielle. Ils sont souvent asphaltés mais aujourd'hui la fatigue se fait ressentir différemment. Ce sont les derniers kilomètres et avec cette foule de pèlerins qui augmente au fur et à mesure, conjuguée à celle des citadins qui profitent de leur week-end, nous ressentons cette émotion monter progressivement. Nous sommes maintenant clairement dans une ambiance semi-urbaine et le Monte do Gozo est le dernier point de « nature », en tout cas ce qu'il en reste.
Adriana a déjà effectué le chemin en mai sur cette portion. De mon côté je ne connais pas cette entrée de la ville. Chaque colline m'apparaît comme le Monte do Gozo et j'ai l'impression que, lorsque nous allons franchir un col minuscule, la ville va s'étendre sous nos yeux et la cathédrale va se montrer. Mais non, il y a toujours une colline à passer, un petit col à franchir mais finalement je ressens qu'au bout d'une certaine portion qui se termine à l'horizon nous arrivons sur cette fameuse colline. Parfois certains pèlerins choisissent de terminer leur étape précédente à cet endroit. Cette fois ça y est, nous dominons vraiment Saint-Jacques-de-Compostelle et nous pouvons apercevoir la ville s'étendre sous forme de serpent du nord-est vers le sud-ouest. Mais elle ne montre pas encore toute son étendue. Le point de vue est très agréable mais pour ma part je ne reconnais toujours rien parmi mes souvenirs lointains.
Nous nous trouvons donc à 4 400 mètres de l’arrivée. La dernière descente doit aboutir au franchissement de l'autoroute et c’est au cours de cette descente que je me rends compte de l'ampleur de l'auberge du Monte do Gozo, qui est en réalité établie en plusieurs baraquements avec un certain dénivelé. Il y a là une très grande cantine où nombre de pèlerins peuvent aller et venir, se déplacer entre les allées. Je m'interroge sur l'intérêt de s'arrêter si près du but, mais il est toujours possible d'envisager que les pèlerins sont soit fatigués de leur étape précédente, ou bien ils considèrent Saint-Jacques-de-Compostelle comme un lieu de passage sur un chemin plus lointain (Fisterra ?). De notre côté nous avons un hébergement pour trois nuits à Saint-Jacques de Compostelle où nous nous rendrons le soir venu.
La descente se termine par une passerelle et le franchissement du pont donc sur l'autoroute. Nous arrivons ensuite devant le panneau d'entrée particulier « Saint-Jacques de Compostelle », qui est fleuri. Alors qu'il est probablement l'heure du déjeuner, nous sommes tout un petit groupe de pèlerins à attendre sur le trottoir pour prendre la photo symbolique. L'ambiance est toujours aussi détendue et respectueuse. Nous attendons que chacun immortalise le moment à l'aide souvent d'un téléphone portable pour prendre notre cliché à notre tour. Il n'y a pas vraiment d'entrée officielle dans la capitale de la Galice mais une entrée cependant symbolique qui nous permet de considérer que nous y sommes.
Avec Adriana à l'entrée de Saint-Jacques-de-Compostelle
13 octobre 2024
Emotion intense devant le kilomètre zéro
En effet, après, nous rentrons vraiment dans la ville. Certes à ce niveau-là elle est constituée de larges boulevards, bien propices à emmener le pèlerin vers son but ultime. Nous sentons bien que la ville est de retour parce qu'il y a là plusieurs citadins qui déambulent en ce dimanche tranquille. Nous sommes toujours sur le Camino puisque désormais de nouveaux commerces plus modernes, notamment des restaurants, longent le parcours. Après avoir traversé l’avenue de Lugo, nous rentrons dans la partie plus ancienne de la ville même si nous ne sommes pas encore au cœur du quartier historique. Après 20 kilomètres, comme ce fut le cas au cours de certaines étapes précédentes, Adriana éprouve quelques difficultés à marcher et le bitume ou le ciment, alors que nous alternons entre chaussée et trottoirs, est encore relativement douloureux. Pour autant, elle choisit de ranger les bâtons dans les deux poches latérales de son sac à dos et me donne la main pour entrer dans le quartier historique.
Nous passons la porte du Camiño et, enfin, treize ans plus tard, une partie de ma mémoire me revient à la surface. Bien sûr j'étais entré à Saint-Jacques de Compostelle depuis la gare et j'avais évidemment rejoint la cathédrale, mais à cette époque je l’avais visitée davantage par curiosité. C'était là qu’était née la vocation d'entreprendre un jour le chemin et de jurer devant la cathédrale que j'y reviendrai à pied. Adriana porte toujours sa montre connectée qui lui indique que nous avons effectué 21 kilomètres et cette fois nous rentrons vraiment dans le dernier de tous les kilomètres. Il y a toujours la flèche jaune et je ressens l'émotion monter encore d’un cran. J’observe les deux flèches de la cathédrale qui nous dominent au loin. Je suis désormais silencieux.
Adriana connaît très bien ces derniers hectomètres et se souvient d’être entrée seule sur la fameuse place il y a entre cinq et six mois. Une fois passé un dernier virage il reste une dernière descente à parcourir, avant de passer sous un porche. Ce passage ne me revient pas particulièrement en mémoire mais il ne m'en faut pas beaucoup plus pour comprendre que nous arrivons dans le lieu le plus symbolique du chemin. Nous y arrivons donc ensemble, main dans la main. Je regarde vers la gauche et vers les hauteurs. Je suis alors dominé par une immense façade.
Je ressens alors une émotion indescriptible que je n'avais jamais connue auparavant. En ce jour ensoleillé et un dimanche, il y a là des centaines de pèlerins qui pour la plupart bien sûr en terminent avec leur parcours. Pour d'autres, ce n'est que le début de l'aventure. Certains choisissent de rentrer chez eux à pied depuis le kilomètre zéro même si nous ne rencontrons pas de pèlerins qui l’effectueront de manière explicite ce jour-là. Pour d'autres c'est également le départ d'un autre pèlerinage, historiquement plus ancien en direction de Fisterra. En tout cas il y a un groupe de pèlerins mexicains qui a également terminé l'aventure ce jour-là à vélo et ils brandissent fièrement leur drapeau.
L’émotion que je ressens à ce moment-là, pendant une bonne dizaine de minutes, est extrêmement personnelle et très difficile à décrire. Cette place délivre une énergie incroyable, si tant est d’y arriver en tant que pèlerin. Il y a à la fois le bonheur d'être arrivé au bout des 320 kilomètres du Camino Primitivo, d'avoir réussi à franchir à deux et quasiment en parfaite harmonie toutes les difficultés que les Asturies surtout pouvaient présenter sur notre parcours. En cela je suis infiniment reconnaissant envers Adriana de m'avoir porté dans les instants parfois difficiles que j'ai pu connaître. Au-delà, il y a la satisfaction d'arriver ici avec 1 217 kilomètres au compteur, dont 1 037 effectués à pied et de dire à la cathédrale : « je t'avais promis il y a treize ans que je reviendrais. Eh bien je suis là ! » Il y a surtout cette bonté infinie de ressentir la joie de l'instant présent, de ne pas penser spécialement à la suite et de ressentir l'accomplissement d'une mission ; non la délivrance d'un diplôme comme j'ai pu le connaître parfois mais le simple fait de m’être promis quelque chose à moi-même et de l'avoir réalisé.
Même s’il reste un cinquième et dernier épisode, je me rends bien compte le chemin de Compostelle tel qu'il s'est présenté à moi et tel que je l'ai connu n’est pas du tout celui que j'avais imaginé. J’y ai appris énormément, en amour, en humilité, en modestie et en souffrance aussi. J’ai aussi appris qu’il ne s’agissait pas d'une randonnée comme les autres. Il me faudrait écrire tout un article pour traduire l'extraordinaire richesse spirituelle et résultante de toute cette aventure parcourue et cumulée en quatre épisodes. Tout comme il faudrait aussi un autre article pour décrire l'amour que j'ai ressenti au travers des personnes qui m'ont accompagnées autrefois, de près ou de loin, de celle qui m'a accompagné avec beaucoup de cœur et de richesse intérieure sur cet épisode cent pour cent espagnol.
Nous avons effectué un nouveau vœu très personnel devant la cathédrale et il nous reste une dernière formalité à accomplir avant de repasser de pèlerins à citadins, de pèlerin à français ou mexicaine, de pèlerins à personne. Après un bon moment passé sur la « Place de l'Atelier », nous nous rendons au bureau des pèlerins pour obtenir notre Compostelle, grâce à la crédenciale.
Adriana a pris le soin pendant toutes ces étapes de tamponner ou de faire tamponner à deux reprises par jour le précieux sésame. Elle a aussi obtenu pour nous deux un QR Code nous permettant de rentrer plus rapidement dans l'office et de ne pas faire la queue. Nous sommes encore à une saison où près de 4 000 pèlerins passent là par jour et à l'heure où vient notre tour nous en sommes à déjà plus de 1 200. Ce n'est qu'un registre officiel qui permet de comptabiliser le nombre de pèlerins qui au moins arrivent à Saint-Jacques-de-Compostelle, si tant est que tous réussissent bien sûr à arriver à destination et à justifier de leur passage au cours des étapes. La règle est bien sûr d'effectuer au moins 100 kilomètres à pied ou 200 kilomètres à vélo pour être officiellement reconnu pèlerin.
Adriana obtient donc après un peu d'attente la fameuse Compostelle, en quelque sorte diplôme du pèlerin certifiant que le chemin de Compostelle a bien été effectué. Elle obtient aussi pour trois euros supplémentaires la validation des 315 kilomètres effectués sur le Camino Primitivo. Nous rions des quelques cinq kilomètres disparus dans la nature, mais en réalité il est bien difficile de comptabiliser avec une grande précision le nombre de kilomètres effectués. Dans notre cœur nous en resterons donc à 320 dont 308 parcourus intégralement à pied.
De mon côté, j'obtiens seulement la Compostelle car mon chemin est plus grand. Je ne viens pas spécialement la rechercher là, ma démarche est beaucoup plus intérieure que la certification d'être bien un pèlerin de Saint-Jacques. L’essentiel bien sûr est ailleurs à l’heure de conclure ces lignes et de revenir à la vie réelle, même si le chemin ne s’arrête qu’une fois de retour à la maison et qu'il y a donc encore quelques aventures à vous raconter. J'ai une pensée pour toutes les personnes qui m'ont accompagné sur ce Primitivo : Adriana bien sûr avec qui je souhaite désormais effectuer un chemin beaucoup plus long que ces 320 kilomètres et pas seulement à pied, les deux merveilleuses personnes que nous avons rencontrées dans notre parcours (Claudia et Susana), ainsi que Mariano et… le mystérieux homme barbu qui était encore sur notre chemin sur cette quinzième et dernière étape. Place maintenant à la Galice, à Saint-Jacques-de-Compostelle, à la gaita et à la succulente gastronomie…
De Santa Irene à Saint-Jacques-de-Compostelle (Google Earth)
Profil de l'étape : Rien n'est jamais plat ni facile sur Compostelle. Cette dernière étape, toujours vallonnée, ne déroge pas à la règle, jusqu'au kilomètre zéro. Mais avec 22 kilomètres effectués sur le plateau, et sans dénivelé très important, ce n'est pas une étape pour autant difficile sur le plan physique, pour peu que le pèlerin ait conservé des forces. La forte présence des autres pèlerins et l'ambiance plus proche de la ville à chaque pas aident sans doute le randonneur à s'affranchir des douleurs corporelles.



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