Face à la mer
Nous venons d'achever la Semana Santa. Le moins que l'on puisse dire, c'est que le dicton disait vrai : il ne fallait pas se découvrir d'un fil. L'intégralité de la semaine s'est déroulée sous un ciel gris et la pluie, à l'exception de quelques rares moments dont j'ai profité. Pour raisons budgétaires mais étant aussi convaincu que de nombreux sites sont enrichissants, j'ai fait le choix de rester en Galice, probablement la plus sauvage des régions espagnoles. N'étant pas religieux, je n'ai pas assisté à de réelle procession, tout comme je n'avais pas attaché d'énorme importance à la période du Carnaval (Entroido), préférant voyager au Portugal et à Madrid.
Cela dit, les deux lieux visités pendant cette période de vacances scolaires ne manquent vraiment pas de charme. J'avais choisi mercredi, le jour le moins pluvieux de la semaine (un comble lorsque vous allez découvrir ce qui suit), pour me rendre à San Andrés de Teixido. J'ai expliqué dans un article précédent que si la Galice ne manquait pas de moyens de transports (aéroports à La Corogne, Saint-Jacques-de-Compostelle, Vigo - trains au départ des villes maritimes pour la France et le Portugal), il n'y avait pas une bonne coordination entre toutes ces potentialités. Le site de San Andrés est réputé fameux parce que c'est un sanctuaire connu dans toute la Galice, et aussi parce qu'il se situe au coeur de la Sierra de la Capelada, complètement orienté face à l'Océan Atlantique, dans un décor de légende. Entre Ferrol et Ortigueira, dans les contrées les plus septentrionales de la péninsule ibérique, se trouve le Cap Ortegal et les plus hautes falaises d'Espagne et d'Europe continentale (620 mètres d'altitude).
La veille, j'avais une nouvelle fois observé les possibilités de se rendre sur place. Alice et Maris ne pratiquent pas la randonnée pédestre et étaient sur le point de partir pour un séjour en Andalousie. J'ai à nouveau laissé l'idée de louer une voiture de côté. De toute façon, c'est toujours un peu moins de rejets d'hydrocarbures dans l'environnement. Il n'y avait qu'une manière de rejoindre le site en une journée et de rentrer au bercail, la voici.
Un pèlerinage de 35 km, pour la seule beauté des lieux, qui en appelle d'autres...
J'aime les défis quand ils sont à ma portée. Je me suis levé à 4 h 45 et effectué les quatre kilomètres qui séparent Perillo de la gare routière de La Corogne en un peu plus d'une heure, à pied. A cette heure franchement matinale et un jour avant le changement d'horaire, seuls les taxis roulent de nuit et leurs tarifs sont élevés. A 6 h 30, j'ai pris le bus de la compagnie Arriva pour Ferrol, sans savoir que celui-ci passait par Perillo un quart d'heure plus tard (!). 6 h 30, c'est l'heure à laquelle démarrent les premiers autobus chargés des liaisons régionales, nationales et internationales. J'ai ainsi retrouvé Ferrol à 7 h 30, après être passé par d'autres sites prometteurs, notamment Miño et Pontedeume. Finalement, en référence à ce que j'avais écrit en octobre, il faut croire que seule Ferrol manque d'âme. J'ai pris ensuite le train Feve à 8 h 10 et j'ai été surpris par la quantité d'arrêts que le train marque avant Oviedo (plus de 120 !) mais cette fois, je suis descendu bien avant les Asturies, à Ponte Mera. Il n'y avait pas foule dans le bus et le train à ces horaires très matinaux, il y eut encore moins de monde ensuite.
La météo avait annoncé de franches éclaircies pour la soirée. Je suis alors parti confiant, sous la pluie, à Ponte Mera et celle-ci m'a accompagné pendant tout le trajet dans la plaine jusqu'à Cariño. Je me suis arrêté quelques instants pour immortaliser quelques clichés qui parfois paraissent franchement banals mais qui à ce moment précis reflétaient parfaitement la Galice rurale, à l'ombre de la mer. J'approchais la Ría de Santa Maria de Ortigueira, qui se dévoilait timidement sous la brume et la bruine. A ma gauche, la montagne ne se percevait qu'à peine, coiffée d'éoliennes et d'un brouillard dense. Cette situation n'annonçait rien de très réjouissant pour les heures à venir mais je restais confiant, fort de milliers de kilomètres déjà accomplis à pied dans le passé et de mon expérience de la moyenne montagne. A voir la pente des versants qui se trouvaient en face de moi, certes pas immense, il fallait vraiment parler de montagne.
En tournant à gauche à Río da Cruz, je suis vraiment rentré dans un autre monde. Les quelques automobiles qui passaient encore sur la route principale ont disparu et ont laissé place à un ballet de camions, toujours sur la partie plane. Je me retrouvais en pleine campagne, attendant l'ouverture dans la montagne pour la gravir par une route que je pensais encore complètement goudronnée. S'en suivaient plusieurs kilomètres, à traverser des petits hameaux, avec un temps toujours humide et brumeux mais avec quelques timides apparitions du soleil. L'astre n'était toutefois pas suffisamment puissant pour percer la couche de nuages, qui n'était pas si épaisse. J'atteignis un virage à droite à hauteur du dernier hameau, à peine perturbé par les aboiements de quelques chiens. Il y eut ensuite un virage à droite, à angle droit, qui déboucha sur une route en montée qui se dégradait au fur à mesure qu'elle pénétrait dans la forêt. La pente se durcit et il suffit de quelques hectomètres pour me faire comprendre qu'il s'agissait du chemin tant espéré. Depuis la sortie de la petite gare de Ponte Mera, deux heures déjà se sont écoulées. Le ciel ne s'est pas dégagé pour autant et je me suis retrouvé au pied d'une carrière dont je ne perçevais pas le sommet. La route était envahie par les engins de terrassement dont les roues arrivaient à hauteur de ma tête et je ne voyais pas la fin de l'exploitation. Je m'arrêtai alors pour demander s'il y avait un moyen de rejoindre le sanctuaire de San Andrés et la réponse fut heureusement affirmative, sans quoi j'eûs dû rebrousser chemin et prendre un autre itinéraire.
La route continuait et retrouvait peu à peu un peu de goudron, même si elle était étroite. Le sommet était à 620 mètres d'altitude mais il s'agissait réellement d'un profil de montagne, avec des lacets, des pentes dignes du Massif Central et une forêt relativement dense. Il n'y avait pas âme qui vive et toujours pas de soleil. Vue la faible densité de la couche nuageuse, je persistai à penser que le paysage était différent de l'autre côté, plus lumineux. Car s'il y avait bien une chose dont j'étais convaincu, c'était que l'Atlantique tout entier allait s'ouvrir à mes yeux de l'autre côté du Parc Eolien de Galice. Finalement, la pente diminuait, je retrouvais une petite chapelle, quelques prés et une campagne d'altitude relative qui me fit rapidement comprendre que j'approchais le sommet. La signalétique était clairement défaillante et c'était à l'intuition, mais aussi aidé de ma fidèle mini-boussole et de mon appareil photo numérique (où j'avais photographié auparavant la carte de la région) que je trouvais le chemin de l'océan.
J'eus la surprise de retrouver des animaux en liberté (vaches, veaux, chevaux, moutons) au pied des éoliennes, que masquaient à peine les jeunes conifères d'un évident plan de reboisement. Il y avait une route toute droite qui donnait l'impression de filer droit dans la mer... ce qui était un peu le cas puisqu'elle mène à un calvaire, à peine séparé de l'océan par une falaise assez impressionnante. Au pied de ce calvaire, il y avait une stèle à la mémoire de l'acteur britannique Leslie Howard, abattu par les avions de la Luftwaffe sur le Cap Ortegal en 1943. Il règnait une ambiance beaucoup plus apaisée qu'au pied de la Sierra, où l'humidité et la moiteur ambiante n'avaient d'égal que l'attente de la montée. Le paysage s'ouvrait à 180° sur l'Atlantique et un horizon infini, d'ouest en est. A l'est justement, le sommet de Vixia de Herbeira apparaissait, laissant entrevoir le dénivelé énorme qui séparait la crête avec l'océan, en contrebas. Je pouvais à peine entendre les vagues déverser leur puissance sur les plages minuscules. Le temps n'était pas forcément réjouissant mais le soleil apparut pour être franchement dominant en début d'après-midi. Je pensais être arrivé à San Andrés mais en réalité il me restait à parcourir près de trois kilomètres pour rejoindre le village qui paraissait minuscule, en contrebas.
J'eus la surprise de retrouver des animaux en liberté (vaches, veaux, chevaux, moutons) au pied des éoliennes, que masquaient à peine les jeunes conifères d'un évident plan de reboisement. Il y avait une route toute droite qui donnait l'impression de filer droit dans la mer... ce qui était un peu le cas puisqu'elle mène à un calvaire, à peine séparé de l'océan par une falaise assez impressionnante. Au pied de ce calvaire, il y avait une stèle à la mémoire de l'acteur britannique Leslie Howard, abattu par les avions de la Luftwaffe sur le Cap Ortegal en 1943. Il règnait une ambiance beaucoup plus apaisée qu'au pied de la Sierra, où l'humidité et la moiteur ambiante n'avaient d'égal que l'attente de la montée. Le paysage s'ouvrait à 180° sur l'Atlantique et un horizon infini, d'ouest en est. A l'est justement, le sommet de Vixia de Herbeira apparaissait, laissant entrevoir le dénivelé énorme qui séparait la crête avec l'océan, en contrebas. Je pouvais à peine entendre les vagues déverser leur puissance sur les plages minuscules. Le temps n'était pas forcément réjouissant mais le soleil apparut pour être franchement dominant en début d'après-midi. Je pensais être arrivé à San Andrés mais en réalité il me restait à parcourir près de trois kilomètres pour rejoindre le village qui paraissait minuscule, en contrebas.
San Andrés de Teixido, une boutique aux souvenirs perdue dans un univers marin
Le décor était plus beau qu'impressionnant. La plus fameuse légende conte que chaque être doit effectuer un jour la visite du village et de son sanctuaire, sous peine d'y revenir après la mort sous forme d'insecte. Je suis d'ailleurs convaincu au fond de moi que nous ne vivons pas qu'une seule vie, mais une seule avec notre identité actuelle et notre espèce... que je crains de ressusciter en moustique plutôt qu'en belle brésilienne. J'entrepris finalement la descente pour découvrir ce fameux site et sur place je découvris plutôt un village entièrement consacré aux... souvenirs. Les vendeurs peu pressés m'interpellaient au moindre regard et je leur fis comprendre qu'il me fallait reprendre mon long périple retour. Le village, avec le petit sanctuaire en son centre, se prêtait à une visite rapide. Il est petit et charmant mais les visiteurs en font très rapidement le tour. Sans être croyant, les véritables intérêts de la zone sont l'aboutissement d'un pèlerinage entamé depuis Ferrol, intégralement à pied, la découverte du milieu (faune et flore) et le parcours du site en V.T.T., avec les nombreux dénivelés.
San Andrés de Teixido dans la brume
Printemps 2011
Il était 15 heures. Je jetai un dernier regard sur l'océan qui donnait une vraie sensation de tranquillité, de sérénité malgré les cent vingt mètres en surplomb. C'est son extension infinie et son calme relatif qui procurent une telle sensation. Je repartais sous une pluie fine mais continue, persuadé aussi qu'elle me laisserait tranquille une fois la montagne passée. Passé le sommet, je retrouvais les hameaux et la petite chapelle mais le ciel s'obscurcit assez rapidement au point de devenir menaçant. La tension montait à nouveau en moi. J'apercevais à peine la mine en contrebas que les premiers coups de tonnerre, assez loin cependant, retentirent. J'accélérais le pas car je sentais que le déluge pouvait s'abattre prochainement. Le tonnerre annonça assez rapidement la foudre et celle-ci se rapprochait au point de tomber dans la vallée dans laquelle je me trouvais. J'entrepris alors une belle course pour me mettre à l'abri, juste au moment où les trombes s'abattaient. Je ne l'ai su qu'hier, l'orage a concerné ce jour toute la Galice et fut assez violent. Il est impressionnant de constater aussi la vitesse à laquelle peut se former un véritable torrent de montagne et comment les eaux peuvent se gonfler. Je laissais donc passer l'orage, qui dura un bon quart d'heure, et entreprit ensuite une descente pluvieuse, me mettant encore deux fois à l'abri, parce que les éclairs persistaient au loin. La pluie s'arrêta comme par enchantement une fois revenu, trois heures plus tard, à la hauteur de la gare de Ponte Mera. Il me fallait encore prendre le train retour jusqu'à Ferrol, puis le bus jusqu'à La Corogne, alors que l'Espagne avait les yeux rivés sur la finale de la Coupe du Roi entre le Real Madrid et le FC Barcelone.
Pour la petite histoire, rarement une finale de Coupe du Roi, dans une période de quatre confrontations entre les deux géants du football espagnol, n'avait déclenché autant les passions. Cristiano Ronaldo a offert la coupe à son équipe, en prolongation, avant que Sergio Ramos ne la laisse échapper sous le bus dans l'euphorie madrilène.
Le reste de la semaine a été pluvieux et gris pendant le week-end mais ce n'était pas plus mal pour récupérer de l'un de mes plus grands périples jamais accomplis en une journée. J'ai voulu simplement faire quelques courses le vendredi mais j'ai eu la surprise de passer à côté du Sanctuario de Santa Gema (La Corogne) avec une pleine messe. J'ai alors compris qu'hormis les cafétérias et les bars, qui semblent ne jamais fermer, je n'allais pas trouver âme qui vive dans quelconque boutique. A contrario, lundi a fait figure d'un jour d'une rare activité pour un lendemain de Pâques. C'est qu'en Espagne, à l'occasion de certaines dates, c'est le gouvernement de la communauté autonome qui choisit si le jour est laboral (travaillé) ou pas. En Galice, le jour n'était pas férié et j'ai profité d'un dernier jour de vacances pour me rendre au Parque del Monte de San Pedro. Si vous n'êtes pas de la région, vous ne savez probablement pas de quoi il s'agit. J'avais parlé d'un mystérieux ascenseur panoramique à l'automne dernier et d'une heure trop tardive pour découvrir à quel endroit il amenait ses passagers. C'est désormais chose faite.
Pour la petite histoire, rarement une finale de Coupe du Roi, dans une période de quatre confrontations entre les deux géants du football espagnol, n'avait déclenché autant les passions. Cristiano Ronaldo a offert la coupe à son équipe, en prolongation, avant que Sergio Ramos ne la laisse échapper sous le bus dans l'euphorie madrilène.
Le reste de la semaine a été pluvieux et gris pendant le week-end mais ce n'était pas plus mal pour récupérer de l'un de mes plus grands périples jamais accomplis en une journée. J'ai voulu simplement faire quelques courses le vendredi mais j'ai eu la surprise de passer à côté du Sanctuario de Santa Gema (La Corogne) avec une pleine messe. J'ai alors compris qu'hormis les cafétérias et les bars, qui semblent ne jamais fermer, je n'allais pas trouver âme qui vive dans quelconque boutique. A contrario, lundi a fait figure d'un jour d'une rare activité pour un lendemain de Pâques. C'est qu'en Espagne, à l'occasion de certaines dates, c'est le gouvernement de la communauté autonome qui choisit si le jour est laboral (travaillé) ou pas. En Galice, le jour n'était pas férié et j'ai profité d'un dernier jour de vacances pour me rendre au Parque del Monte de San Pedro. Si vous n'êtes pas de la région, vous ne savez probablement pas de quoi il s'agit. J'avais parlé d'un mystérieux ascenseur panoramique à l'automne dernier et d'une heure trop tardive pour découvrir à quel endroit il amenait ses passagers. C'est désormais chose faite.
Monte de San Pedro, le mirador corognais
J'ai remis le couvert pédestre. J'ai atteint vingt kilomètres et 5 h 30 de marche dans la même journée, passant par le coeur de la Corogne, l'occasion de voir quelques rares personnes se baigner au bord d'une plage de Orzan méconnaissable, de toute façon très peu appréciée par les élèves d'Andaina. Le seul défaut du Parc est qu'il est sans doute trop petit, notamment pour les activités sportives. Le temps était cette fois idéal (totalement ensoleillé et 17°C à l'ombre) et même la brise était présente, pour donner une ambiance complètement ouverte sur la mer et sur la ville. Sans conteste, il s'agit là-bas du point de vue le plus intéressant sur la façade maritime et sur la cité, que l'on voit en quasi intégralité. L'ascenseur est réellement vertigineux, surtout qu'il débouche en surplomb de la corniche et de l'océan. Le parc est parfaitement adapté à un dimanche paisible en famille (restaurant panoramique, parc à la faune riche, coupole pour les salles d'exposition, jeux d'enfants, sentiers courts) et c'est sans surprise que je relève la présence de nombreux enfants dans une ambiance paisible. Un canon rappelle l'ancienne vocation militaire du site et bien qu'il ait été utilisé, il ne l'a jamais été dans une période belliqueuse.
Cultures à Aldea Nova (Narón)
A gauche, l'Océan Atlantique dans la brume - 26 avril 2011
A gauche, l'Océan Atlantique dans la brume - 26 avril 2011
La transition est toute trouvée avec la journée d'hier, la première au collège Andaina depuis la fin des vacances pascales et la première aussi de l'ultime ligne droite qui va probablement défiler très vite pour tout le monde. Les jeunes ont repris tranquillement mais ont trahi hier leurs origines citadines dans cette semaine d'excursions. J'accompagnais les enseignants de Sciences Naturelles, Mathématiques, Physique-Chimie / Technologie à Narón, et plus précisément à Aldea Nova, sur le chemin de... San Andrés de Teixido, en hauteur, face à la mer, et au pied des éoliennes. Je n'ai ainsi nullement été dépaysé par le décor, si ce n'est que le bus nous a conduit directement sur le site et qu'il a fait beau, malgré une brume toujours persistante. Les soixante élèves de l'enseignement secondaire (2°, 3° et 4° ESO) étaient répartis en trois groupes, pour partir à la découverte des anciennes traditions locales, de la faune de la ferme, de l'énergie et de l'étude du paysage. L'entreprise, très récente (décembre 2007) accueille aussi des séjours de vacances et des familles, dans une structure d'hébergement dotée de quarante-quatre lits. Elle a su être parfaitement intégrée dans un paysage qui sera qualifié de pauvre, au milieu des champs et des eucalyptus.
Les vacances ont réellement apaisé les tensions parmi les jeunes, et ils se sont retrouvés heureux et tranquilles. Parfois, notamment à l'occasion du temps de réflexion sur l'énergie, ils m'ont rappelé parfaitement les jeunes des Camps Inter-Jeunes de l'Est, dont je vais retrouver certains d'entre eux en juillet. L'attitude de certains, tête baissée et lançant quelques cailloux à un mètre de distance était significative des difficultés à faire appel aux neurones à ce moment. Pourtant, ils ont encore démontré qu'ils étaient intelligents et qu'ils savaient faire référence à l'adulte quand il le fallait.
L'océan a été un acteur majeur du Service Volontaire Européen et sa présence joue un rôle essentiel dans le comportement des Espagnols que j'ai croisé au fur et à mesure du temps. Gijón, totalement ouverte à la mer, est une cité particulièrement appréciée. La Galice, montagneuse, trouve en la façade maritime des vraies occasions de s'exprimer : La Corogne et Vigo ont été bâties sur le littoral, quand ce n'est pas pour d'autres villes au creux de rías (Pontevedra, Ferrol). Quel que soit le site, l'océan apporte un calme, un apaisement que les êtres humains appellent parfois de tous leurs voeux : la plage, les falaises, les criques, les corniches sont des destinations de choix, des buts, pour réfléchir et se changer les idées. La Galice est fière de son identité et d'être entourée par la mer. La beauté du décor sur les trajets entre Ferrol et La Corogne invite à la découverte tranquille, à la respiration, au romantisme. Il ne me reste alors qu'à rejoindre Miño et Pontedeume, ce qui confirme que le bonheur se trouve parfois à deux pas de chez soi. Ce sera peut-être pour un prochain épisode...
Pour terminer, je vous propose une simple respiration, un peu de sérénité, sur ce petit extrait vidéo qui vous montre la force tranquille de l'Atlantique, à San Andrés de Teixido.
La sérénité jusqu'au bout de l'horizon (San Andrés de Teixido)
20 avril 2011
Par ici la suite ! Lettres galiciennes (17 mai 2011)


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