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10 réflexes à adopter pour apprivoiser la vie locale au Mexique

J'ai traversé 16 pays et, après un peu plus de neuf mois au Mexique, j'ai remarqué certains éléments de la vie quotidienne propres à la culture mexicaine, comme une série de réflexes à adopter.

1. Le bruit de la rue


Les rues émettent un certain volume sonore. Avec la concentration de la population dans les grandes villes, il y a présence de bruit dans la rue presque de manière discontinue. A Mexico City, la capitale, il y a toujours du fourmillement. Les Mexicains affirment que, même si "le monstre" peut se révéler épuisant (et dangereusement tremblant, surtout que nous nous approchons du mois maudit), il y a toujours quelque chose à faire, à voir, à apprendre et cette mégalopole interminable est en mouvement à chaque heure du jour et de la nuit. C'est un peu moins vrai en province même si, de 5 heures du matin à 23 heures, les grands axes apportent leur lot de circulation, perceptible à plusieurs centaines de mètres à la ronde. Sans atteindre le volume sonore de Port-au-Prince et de sa banlieue, qui vit la nuit, la rue est animée, surtout dans les centres-villes et les quartiers populaires, grâce aux vendeurs ambulants, qui proposent de la nourriture à bas prix et, souvent, de bonne qualité. Les Mexicains s'arrêtent ainsi pour un tacos, un tamal, une glace ou du maïs aromatisé. Les quartiers résidentiels, presque par définition, sont eux beaucoup plus silencieux. Comme en Haïti, une rue déserte alors qu'elle devrait être normalement animée est suspecte. Et comme dans la "perle des Caraïbes", certains véhicules type taptap haïtiens passent, mais pour annoncer "lavadoras... micro-ondas" à vendre avec un haut-parleur.

2. La logistique de l'eau


Le Mexique dispose de réserves en eau très variées et parfois aléatoires. Avec la croissance de la population dans les secteurs les plus sûrs, la pression sur la ressource, bien que difficilement perceptible, se fait plus forte. Les usagers ne sont pas toujours satisfaits du service proposé, comparable à ce que l'on trouve en France, du fait du prix dans certains cas très élevé (pour le salaire local) et des coupures d'approvisionnement. Certains foyers sont équipés d'un réservoir souterrain, d'autre en hauteur, et d'autres encore des deux équipements. Mais la différence majeure est qu'il n'y a pas de station de potabilisation : comme au Pérou, l'eau qui arrive sous pression est impropre à la consommation humaine. Avec une saison sèche, un taux d'humidité avoisinant les 25 %, mais aussi des orages électriques pouvant mettre à mal l'approvisionnement... en électricité, le bon réflexe est de conserver un filtre toujours plein, voire même une carafe d'avance. Attention, après passage aux toilettes, certains établissements demandent de ne pas jeter le papier toilette dans la cuvette des WC, car certaines canalisations ne sont pas conçues pour l'absorber. 

A suivre demain...

3. La conduite et le réseau routier

4. Le rituel du parc

5. Les commerces de proximité

6. Les contrastes du climat

7. La cuisine et les ingrédients

8. Le rythme de vie

9. La sécurité et les infrastructures 

10. L'accueil et la politesse

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