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Comment bien préparer Compostelle : les accessoires

Bien entendu, un certain nombre d'accessoires nous ont paru très importants pour bien entamer notre périple sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. Il y a aussi les accessoires plus... accessoires.

Les essentiels


- Le sac à dos : au cours de l'édition 2021, nous étions partis avec deux sacs à dos Quechua (Decathlon) d'une contenance de 50 litres chacun. Au bout de quelques étapes, la couture d'une bride a lâché de mon côté. Nous avons alors laissé les sacs à dos à Bordeaux et opté pour un sac à dos Millet, certes plus cher, mais plus souple et plus résistant. Le confort au niveau des épaules nous est vite apparu incomparable. Par contre, le Quechua avait l'avantage de pouvoir enfiler assez rapidement la protection en cas de pluie.

Il faut bien étudier les espaces de rangement dans le sac et opter pour une organisation avant le départ, que l'on ne va guère modifier en cours de route ! Ainsi, la gourde, les fruits et barres vitaminées, la trousse à pharmacie, la polaire et / ou la veste imperméable doivent se trouver très rapidement à portée. A l'inverse, nous avions choisi d'emporter la tente et de la glisser au bas du dos. Pour la tente, un bon rangement est tout de même important car il faut pouvoir en avoir l'accès rapidement pour la monter (par exemple, si la pluie menace). Nous en avons fait l'expérience à Mirambeau.

Il faut également pouvoir essayer les réglages du sac, notamment au niveau des attaches des épaules et de la taille pour se rendre compte de l'adaptation que l'on va avoir au cours de la marche. J'ai notamment réalisé l'étape de Pons à Mirambeau avec un appui en moins sur mon premier sac, et c'est assez difficile à tenir sur le long terme, surtout avec les pentes importantes et les kilomètres. Tout déséquilibre finit par se payer sur cet exercice d'endurance.

J'ai appris des trois premiers épisodes que la peau devait aussi se préparer à recevoir cette charge inhabituelle. J'ai ainsi été marqué physiquement par les brides du sac à Saint-Palais en avril 2024, simplement du fait du transport, alors que je n'avais pas fait encore un seul kilomètre ! Au cours de l'entraînement préalable, il n'est pas négligeable de préparer ainsi son corps à recevoir - petit à petit - une charge supplémentaire de quelques kilogrammes. 

Une pause sur la route d'Hagetmau

Une pause sur la route d'Hagetmau - 13 octobre 2021

Pour la version 2022, dont l'essentiel se déroulait à vélo, nous avons opté pour un autre sac à dos de 20 litres, toujours en Millet. Nous avons ainsi pu le sangler sur l'étape qui nous conduisait en aller-retour de Mont-de-Marsan à Captieux, sans qu'il ne dépasse du vélo. Et pour le reste, il s'est avéré très pratique puisque la quantité de linge emportée ne dépassait pas trois jours. Cette fois, nous avions choisi de ne pas emporter la tente et de réserver tous les hébergements à l'avance, ce qui nous a fait gagner place et poids indispensables.

Pour les versions 2024, j'ai effectué l'intégralité du trajet à pied. J'ai repris le grand sac à dos Millet, visible sur la photo ci-dessus, et peaufiné le rangement du sac à dos.
- la poche du haut est réservée aux affaires personnelles (passeport pour doubler la carte d'identité, crédentiale), aux ustensiles pratiques (pince multifonctions) et aux petits-déjeuners de passage (petits pains au lait, cake aux fruits), avec des fruits secs.
A côté se trouve aussi une poche pour sortir l'imperméable de protection du sac à dos.
- une poche latérale sert pour accueillir la ou les gourdes : en fonction de la distance parcourue et du climat, le choix varie entre une et deux. En 2024, j'ai opté pour deux gourdes d'un litre. 
- l'autre poche latérale m'a permis d'emmagasiner quelques fruits et barres de céréales. Elle est très pratique pour l'encas de la mi-étape, qui permet de recharger les batteries pour la deuxième partie de la journée, alors que la fatigue commence à se faire sentir. La pomme est un fruit résistant aux variations de température et aux multiples pauses que le sac peut endurer. Elle ne s'abîme qu'au bout de plusieurs jours. 
- la poche "du dessous" accueille les sandales de marche, très pratique une fois arrivé dans l'auberge, ou pour effectuer une courte visite du lieu d'arrivée (ou de départ). Elle permet d'avoir aussi accès au sac de couchage situé juste au-dessus, évitant ainsi de défaire tout le sac à l'arrivée.
- la partie centrale est organisée "en colonne", avec de bas en haut : 
           - le sac de couchage
      - quelques provisions "de sauvetage" sur le parcours d'avril 2024 : petites boîtes de thon en conserve, sachets de purée en poudre. Tout ceci a été bien utile notamment à Valcarlos et à Frómista
         - la trousse à pharmacie : comprimés les plus essentiels (paracétamol), pansements, crèmes pour décontracter après l'effort ou de massage, sparadrap, tire-tiques
          - les vêtements (voir la rubrique consacrée) avec au sommet au choix : bonnet / gants ou casquette et imperméable, en fonction de la météo du jour
- au niveau de la ceinture, il y a une poche supplémentaire qui permet de conserver un étui à lunettes et quelques objets personnels (clés)
- il reste une poche sur le devant ou la façade du sac, orientée vers l'arrière : j'y ai logé guides, billets de train et crédentiale, dans plusieurs sacs de congélation, pour protéger le papier de l'humidité et de la pluie. Après le déluge entre Salas et Tineo, j'ai même dû individualiser chaque objet dans chaque sac de congélation.

- La coquille Saint-Jacques : elle vous permet de vous distinguer d'un autre randonneur, bien que la taille du sac indique déjà que vous partez pour une marche au long cours. Elle est plus utile pour être vu, ainsi vous indiquez sur votre passage que vous marchez sur Saint-Jacques, quelle que soit la voie, et elle vous permet de faire des rencontres inattendues.
Habituellement, les pèlerins l'accrochent à l'arrière du sac. J'ai choisi de la laisser sur l'une des deux brides arrière au cours de tous les épisodes, pour qu'elle soit facile à déposer dans l'auberge et à remettre ensuite au départ de l'étape suivante.

- Les bâtons de marche : nous avons opté pour Decathlon, sans regrets. Un vendeur vous permettra de vous conseiller par rapport à votre taille, et comme le sac, il faut pouvoir tester la prise sur des sentiers plus courts auparavant. Ils sont là aussi essentiels pour bien s'équilibrer sur le chemin et font la liaison entre votre charge et le sol. En cas de fatigue, ils peuvent être aussi très utiles pour vous porter... Certains pèlerins continuent de cheminer avec des bourdons, et d'autres sans bâtons...
Ils me paraissent quasiment indispensable, en tant qu'appui dans la montée, et en tant que facilitateurs d'équilibre dans la descente (Alto del Erro vers Zubiri, Alto del Perdón, La Mesa vers Grandas de Salime notamment).

- La crédentiale : elle est indispensable pour la réservation des gîtes jacquaires, et à faire tamponner un peu partout pour montrer que vous vous êtes rendus à tel ou tel endroit. En 2021, nous étions au départ partis pour les faire tamponner en mairies et en offices de tourisme, avant d'opter même pour la boulangerie de Sauveterre-de-Béarn, faute d'autres bureaux ouverts à l'heure de quitter la localité...
La rigueur implique de pouvoir tamponner deux fois par jour (idéalement en chemin et dans l'auberge d'arrivée), car si vous souhaitez obtenir la Compostela à Saint-Jacques-de-Compostelle, votre crédentiale va être vérifiée.

- La gourde : une contenance d'un litre et demi nous paraît bien adaptée. Il faut faire attention à l'eau, car avec la chaleur et le relief, le besoin peut vite s'en faire ressentir ! Il faut également veiller à la recharger dès que possible. Sur la voie de Vézelay, les points d'eau ne sont pas si importants, surtout dans la longue traversée de la forêt des Landes et même en Chalosse, et tout écart même de quelques hectomètres sur le chemin est à considérer. Une contenance plus importante n'est pas inutile non plus, mais elle se traduit par un poids supplémentaire au départ, et parfois des poches latérales qu'il faut étirer aussi.

- Quelques pinces à linge : avec peu de vêtements, vous pouvez les accrocher partout, comme nous l'avons fait sur un arbre sur la route d'Argelos ou directement sur le sac pendant l'étape, à condition bien sûr qu'il y ait du soleil et pas trop de vent ! Ce sont des accessoires très utiles, les étendages ne sont pas toujours disponibles dans les auberges et lorsqu'ils le sont, les pèlerins peuvent parfois les déplacer et les mettre à l'extérieur et au vent (comme à Burguete). 

Les opportunités


- Le tapis de sol : pour l'édition 2021, nous avions tout d'abord opté pour un tapis de sol Decathlon à enrouler, mais celui-ci s'est avéré peu pratique et assez encombrant. Nous avons donc acheté ensuite une version gonflable, tout aussi légère, mais beaucoup plus pratique à transporter. Je ne disposais pas de tapis de sol pour les éditions 2024 en Espagne, ayant dormi l'intégralité des deux parcours en auberge.

- Le drapeau : c'est à l'appréciation de chacun ! Je l'ai très souvent vu sur l'épisode du Camino Francés,  très international, attaché bien sûr sur le sac à dos d'Adriana, de Sud-coréens et de Canadiens notamment. Je n'ai pas le souvenir de l'avoir remarqué sur la voie de Tours et sur la voie de Vézelay, où la fréquentation était beaucoup plus rare, qui plus est en octobre, et sur le Camino Primitivo, où il y a beaucoup plus d'Espagnols. C'est un petit bout de pays que l'on emmène avec soi, ses racines, sa culture, parfois une fierté et qui permet là aussi de pouvoir rentrer en conversation (ou non) avec un compatriote, ou de susciter la curiosité.

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