Comment bien préparer Compostelle : les applications et sites Internet
Pour préparer et suivre le chemin, mais aussi en faire le compte-rendu sur ce blog, j'ai utilisé plusieurs applications et site internet essentiels.
Avec Calcul Itinéraires, de Stephen Bousquet, vous pouvez visualiser le parcours que vous désirez emprunter sur un fonds de carte IGN (Institut Géographique National). Ce site Internet est particulièrement utile lors des étapes de transition lorsque vous souhaitez passer d'une voie à une autre, mais vous permet également et surtout de visualiser le profil et le kilométrage de votre étape.
Vous pouvez ainsi estimer très précisément votre kilométrage, et éviter les mauvaises surprises de certains guides qui annoncent un parcours erroné.
Vous pouvez également déterminer le dénivelé positif et le dénivelé global de votre trajet. Nous nous sommes ainsi rendus compte par exemple de la difficulté de rallier d'une traite Hagetmau et Orthez, en prenant en compte un dénivelé important alors que nous étions en fin de parcours.
Vous pouvez enfin sauvegarder le plan de votre parcours à l'échelle désirée, et exporter votre trace en GPX pour pouvoir l'utiliser sur votre GPS.
Une fois que le GPX a été téléchargé, nous avons utilisé l'application OsmAnd, très utile notamment pour naviguer à vélo sur l'étape de Bordeaux à Langon. L'application vous positionne sur le parcours, et vous indique le nombre de kilomètres à effectuer en direct, votre vitesse et l'heure d'arrivée estimée en fonction de votre vitesse. La carte peut être chargée en vertical comme en horizontal, et fonctionne comme un GPS.
L'utilisation d'OsmAnd pour ces fonctionnalités est gratuite sous Android.
Pour suivre le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle au jour le jour, l'application Geoportail a été suffisante.
Tout d'abord, l'application permet d'utiliser le fonds IGN au 1/25000ème, à mon sens nécessaire pour pouvoir naviguer en toute tranquillité sur la voie jacquaire, quelle qu'elle soit. En effet, le tracé du sentier de Grande Randonnée correspondant se trouve affublé d'une coquille sur son parcours. Le fonds IGN propose des informations très intéressantes comme les courbes de niveau, la présence de cimetières (pour trouver de l'eau), d'endroits pour pique-niquer et des tables d'orientation pour profiter de la vue.
Le petit rond bleu permet ensuite de se géolocaliser en permanence à condition bien sûr de disposer de réseau et d'une batterie suffisante.
Enfin, le fonds de carte IGN n'est pas unique. Il est accompagné notamment du plan IGN (très utile pour repérer les numéros de rue et les voies lorsque vous terminez votre étape dans une chambre d'hôtes), mais aussi d'une photographie aérienne utile pour déterminer si le chemin qui doit passer par tel ou tel endroit existe réellement !
Quant à Google Maps, nous avons utilisé l'application également à plusieurs reprises :
- à Blaye, lorsque nous avons compris que Saint-André-de-Cubzac était trop loin pour suivre le chemin jusqu'au bout... ce qui nous a conduit jusqu'à Gauriac
- à Bordeaux, pour trouver un chemin plus court à pied et ainsi raccourcir la fin de l'étape jusqu'à la gare. Dans ce cas, il faut bien penser tout de même à vérifier que le parcours ne vous emmène pas sur une voie rapide !
- à Bazas, pour indiquer la distance restante jusqu'au château, également à la fin d'une journée riche en ampoules...
Google Maps est donc à utiliser avec parcimonie, dans un but bien précis, notamment pour s'orienter lorsque vous vous trouvez dans un univers où perdre le chemin est possible (grand centre urbain notamment).




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