Noces à Maurice : des deux côtés du décor
(Ecrit à l'Hôtel Ambre, Belle Mare),
Après le souk marocain, l'île Maurice est l'occasion d'une autre destination touristique. Une pause pour nous avant un départ pour le Pérou. Karima a choisi la destination pour le décor de carte postale. Evidemment, en voyageurs plus ou moins aguerris, nous savons qu'il y a un autre côté à ce décor.
Le voyage commence vraiment à l'aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle. Je comprends vite qu'un joueur de l'AS Saint-Étienne, Franck Tabanou, part lui aussi pour l'île Maurice. Quelque part, après les catastrophes aériennes précédentes, c'est un aspect qui me rassure. Les premiers Mauriciens, au teint mat, et paisibles, attendent tranquillement à la porte d'embarquement. C'est aussi la première fois que je rejoins l'hémisphère sud et que je monte dans un grand avion. L'Airbus A 340 "Cardinal" d'Air Mauritius montre des gages de sécurité et de stabilité mais la Classe Economique n'est pas des mieux conçues. D'autant plus que le service de l'équipage vire à la profusion, ce qui préfigure déjà la suite. Les accoudoirs ne sont pas pratiques, les coussins et couvertures sont encombrants, les passages des hôtesses multiples dans cette petite ville en l'air. Finalement, les douze heures de vol seront passées relativement vite dans un trajet où nous n'avons rien vu mais beaucoup mangé. Le dîner était à 18 heures et le petit déjeuner à 1 h 30 heure française ! Nous avons atterri de nuit et nous sommes sortis de l'aéroport de jour, suite à la récupération des bagages et surtout à un passage à la douane non prévu, où il a fallu tout défaire.
Les Mauriciens apparaissent rapidement humbles et courtois. Nous sommes conduits en taxi de l'aéroport international Sir Seewoosagur Ramgoolam, au sud de l'île, à l'hôtel Ambre, à l'est, en un peu moins d'une heure. Le trajet s'élève à 2 100 roupies (environ 60 €) mais vaut le détour. Le paysage de l'aéroport ressemble à celui d'Alger. La suite n'a pourtant rien à voir. Ce petit Etat, de la taille d'un département français, paraît vite pauvre (sans donner l'impression de misère), mais aussi très vert et humide. Avec une conduite à gauche (et un volant à droite), le taxi emprunte une corniche sinueuse léchée par l'océan Indien. Cette île paradisiaque ne l'est pas à notre arrivée, faute de soleil. Ce parcours nous permet tout de même de découvrir de nombreux chiens errant sur une route en état correct mais bosselée, à l'image de toutes les routes de l'île. Maurice n'a pas de voie ferrée et compte une seule autoroute, limitée à 110 km/h, qui traverse l'île du nord au sud.
A l'hôtel Ambre, nous rentrons alors dans un milieu chic, une galerie marchande ouverte sur la piscine et les palmiers. La suite qui nous est réservée est du même tonneau. Les nombreuses petites mains, vêtues de blanc et de beige, sont là pour nous servir à l'excès dans cette formule "All included" à volonté. La clientèle est surtout anglophone et francophone, voire chinoise. Les petites mains s'activent pour enlever les algues qui reviennent inlassablement.
Il n'y a rien à redire sur le cadre de ce complexe touristique 4 étoiles, qui propose un confort haut de gamme dans un contexte blanc moderne et raffiné. Le début du mois de juin marque l'arrivée de l'hiver mais le fond de l'hiver tropical est toujours chaud et humide. L'impression d'espace est étrange dans la mesure où le complexe est spacieux, tant au niveau des chambres que de la plage de sable fin. Toutefois, la forte houle bruyante à l'horizon et les champs cultivés de l'autre côté (manioc et canne à sucre) empêchent de voir plus loin. L'ambiance sea, sex and sun est légère mais peut vite monter à la tête. Nous retrouvons quelques rabatteurs vendeurs de colliers, qui ont vécu dans la misère, mais loin de l'agressivité du Maroc. Nous sommes quelque peu mal à l'aise face à ce tourisme mais nous n'en profiterons qu'une fois. Les petites mains nous rappellent d'ailleurs les servantes noires américaines du film "La couleur des sentiments", cinquante ans plus tard. Le tout entouré d'anglais alcoolisés...
Il faut bien admettre que ce complexe touristique de l'hôtel Ambre a quelque chose de totalement irréel. Le temps d'une semaine, nous nous retrouvons clients privilégiés, ce qui veut bien dire, une fois encore, que l'argent permet de se placer assez haut dans la hiérarchie sociale. Ne nous y méprenons pas : par rapport à ce que nous vivons habituellement et surtout par rapport à notre projet péruvien, cela reste une semaine d'exception, dans tous les sens du terme. La chambre 225 où nous logeons nous donne droit à beaucoup mais les extras se révèlent onéreux : 95 € pour deux repas proposés à deux invités. Contrairement à ce que je pouvais penser, il est très délicat pour un inconnu d'entrer dans l'hôtel : il y a des gardes qui ne plaisantent pas à l'entrée. Et même si l'hôtel est entièrement ouvert sur l'océan, il y a aussi des postes gardés de chaque côté. La facilité à laquelle "les petites mains" nous reconnaissent devient quelque peu sécuritaire. Quatre jours sur cinq de travail, soit un peu plus qu'en France mais probablement des horaires à rallonge... Nous ne sommes pas avares de reconnaissances et de sourires envers ces travailleurs de l'ombre et du soleil, qui ont un sens aigu et formaté de l'accueil. A tel point qu'ils vont jusqu'à vous rapprocher votre serviette dans les toilettes...
Derrière cette ambiance chic et select, il y a la réalité, juste là, aux portes de l'hôtel. Nous y avons un peu mis les pieds jeudi, en déplaçant notre usine à touristes jusqu'à l'île aux Cerfs. Depuis Marrakech, nous avons appris à exercer notre oeil critique et la concurrence joue ici en faveur du touriste. 2 400 roupies mauriciennes (environ 60 €) : c'est plutôt raisonnable pour une courte excursion, certes sans soleil, en bateau rapide. Avec pour deux personnes en prime, un bon repas composé de langoustes de spécialités maritimes locales. Notre cuisinière, qui travaille au village d'en face, ne nous en dira pas plus sur une réalité que l'on sent modeste, au milieu des chiens errants. Retour le soir dans l'irréel, avec d'excellents chanteurs triés sur le volet.
Nous souhaitions voir ce qui se passait de l'autre côté du décor. Pour cela, nous avons fait confiance au voyagiste de l'hôtel Ambre. Le jeudi, nous étions partis pour une excursion maritime. Le samedi, nous avons ainsi opté pour une sortie terrestre, de l'autre côté de l'île, au sud-ouest. Nous avons rejoint un couple de personnes retraitées à l'embarcadère de l'île aux Cerfs et nous sommes partis à la rencontre de l'île Maurice. Le tarif de la journée s'avère démesuré pour un mauricien compte tenu des salaires pratiqués (6 000 roupies par mois : 160 € environ) mais moins pour nous. Nous en conclurons que le rapport qualité / prix s'est avéré des plus raisonnables. Ce que nous avons vu est à l'image de ce que nous avons connu depuis le début : c'est beau, c'est criant de vérité mais ce n'est pas exceptionnel. Toutefois, cette plongée en monde tropical nous a permis de découvrir de très beaux bijoux uniques (?) en tanzanite, de 400 à 100 000 €, de très beaux globes modulables et la deuxième ville du pays, Curepipe (!) avec ses 75 000 habitants. Il se dit que l'île Maurice va mieux depuis le changement de présidence, moins tournée vers les femmes. Les élections municipales approchent, avec les slogans qui vont avec : "Pour vivre mieux ensemble, votez...". Cela nous surprend dans la mesure où toutes les religions se côtoient pacifiquement, où l'ambiance est paisible, en tout cas au premier abord. Quelle tranquillité par rapport à la France ! Notre chauffeur de taxi nous emmène tant dans les coins à touristes (Trou aux Cerfs = volcan éteint depuis 700 000 ans) que dans ses coins à lui (bon petit restaurant à chouchous). La vallée des couleurs nous apporte quand même un plaisir visuel intense. Pour découvrir ses cascades trop fraîches (15°C), ses points de vue sublimes sur l'océan et sa tyrolienne improbable au stade d'essai, nous avons opté pour une Jeep au tarif lui aussi raisonnable (600 roupies par personne = environ 17 €). Le quad s'avérait bien plus cher et se transformait en un piège à touristes. Je rajouterai dans la visite une vue rapide sur le plus grand lac artificiel de Maurice (réserve d'eau douce) et un temps passé à Grand Bassin, temple hindou devant le lac sacré. Un moment délicat dans ce lieu polythéiste où les singes, vénérés, se montrent agressifs envers les visiteurs. Et toujours ces travailleurs dans les plantations de cannes à sucre...
Quelle végétation luxuriante de fruits ! Le choix est immense, entre les oranges, mandarines, bananes, goyaves, litchis, framboises, ananas, pastèques... mais pas de melons. A l'hôtel Ambre, derrière les étables très bien présentées du restaurant Indigo, se cachent malheureusement des fruits non frais et des boîtes de conserves... Nous achevons ce séjour par une courte sortie en mer, toujours sans dépasser la barrière de corail où se fracassent les vagues, pour tenter d'observer et de débusquer des espèces piscicoles endémiques. Loin d'être satisfaisante, la balade permet surtout de découvrir qu'il est impossible de mettre les pieds à cent mètres de la côte, à cause des oursins, des coraux et des vers arracheurs de peau ! Nous quittons finalement l'île Maurice comme nous étions arrivés, avec quelques gouttes de pluie et de la fraîcheur, mais aussi beaucoup de souvenirs colorés de gens tellement gentils et généreux...
(Sans compter, en guise de clin d'oeil, l'apparition de Jean-Michel Aulas à la gare de Lyon Part-Dieu au retour...).
Après le souk marocain, l'île Maurice est l'occasion d'une autre destination touristique. Une pause pour nous avant un départ pour le Pérou. Karima a choisi la destination pour le décor de carte postale. Evidemment, en voyageurs plus ou moins aguerris, nous savons qu'il y a un autre côté à ce décor.
Le voyage commence vraiment à l'aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle. Je comprends vite qu'un joueur de l'AS Saint-Étienne, Franck Tabanou, part lui aussi pour l'île Maurice. Quelque part, après les catastrophes aériennes précédentes, c'est un aspect qui me rassure. Les premiers Mauriciens, au teint mat, et paisibles, attendent tranquillement à la porte d'embarquement. C'est aussi la première fois que je rejoins l'hémisphère sud et que je monte dans un grand avion. L'Airbus A 340 "Cardinal" d'Air Mauritius montre des gages de sécurité et de stabilité mais la Classe Economique n'est pas des mieux conçues. D'autant plus que le service de l'équipage vire à la profusion, ce qui préfigure déjà la suite. Les accoudoirs ne sont pas pratiques, les coussins et couvertures sont encombrants, les passages des hôtesses multiples dans cette petite ville en l'air. Finalement, les douze heures de vol seront passées relativement vite dans un trajet où nous n'avons rien vu mais beaucoup mangé. Le dîner était à 18 heures et le petit déjeuner à 1 h 30 heure française ! Nous avons atterri de nuit et nous sommes sortis de l'aéroport de jour, suite à la récupération des bagages et surtout à un passage à la douane non prévu, où il a fallu tout défaire.
Les Mauriciens apparaissent rapidement humbles et courtois. Nous sommes conduits en taxi de l'aéroport international Sir Seewoosagur Ramgoolam, au sud de l'île, à l'hôtel Ambre, à l'est, en un peu moins d'une heure. Le trajet s'élève à 2 100 roupies (environ 60 €) mais vaut le détour. Le paysage de l'aéroport ressemble à celui d'Alger. La suite n'a pourtant rien à voir. Ce petit Etat, de la taille d'un département français, paraît vite pauvre (sans donner l'impression de misère), mais aussi très vert et humide. Avec une conduite à gauche (et un volant à droite), le taxi emprunte une corniche sinueuse léchée par l'océan Indien. Cette île paradisiaque ne l'est pas à notre arrivée, faute de soleil. Ce parcours nous permet tout de même de découvrir de nombreux chiens errant sur une route en état correct mais bosselée, à l'image de toutes les routes de l'île. Maurice n'a pas de voie ferrée et compte une seule autoroute, limitée à 110 km/h, qui traverse l'île du nord au sud.
La piscine et l'océan (Hôtel Ambre)
3 juin 2015
A l'hôtel Ambre, nous rentrons alors dans un milieu chic, une galerie marchande ouverte sur la piscine et les palmiers. La suite qui nous est réservée est du même tonneau. Les nombreuses petites mains, vêtues de blanc et de beige, sont là pour nous servir à l'excès dans cette formule "All included" à volonté. La clientèle est surtout anglophone et francophone, voire chinoise. Les petites mains s'activent pour enlever les algues qui reviennent inlassablement.
"La couleur des sentiments"
Il n'y a rien à redire sur le cadre de ce complexe touristique 4 étoiles, qui propose un confort haut de gamme dans un contexte blanc moderne et raffiné. Le début du mois de juin marque l'arrivée de l'hiver mais le fond de l'hiver tropical est toujours chaud et humide. L'impression d'espace est étrange dans la mesure où le complexe est spacieux, tant au niveau des chambres que de la plage de sable fin. Toutefois, la forte houle bruyante à l'horizon et les champs cultivés de l'autre côté (manioc et canne à sucre) empêchent de voir plus loin. L'ambiance sea, sex and sun est légère mais peut vite monter à la tête. Nous retrouvons quelques rabatteurs vendeurs de colliers, qui ont vécu dans la misère, mais loin de l'agressivité du Maroc. Nous sommes quelque peu mal à l'aise face à ce tourisme mais nous n'en profiterons qu'une fois. Les petites mains nous rappellent d'ailleurs les servantes noires américaines du film "La couleur des sentiments", cinquante ans plus tard. Le tout entouré d'anglais alcoolisés...
Un soupçon de réalité
Il faut bien admettre que ce complexe touristique de l'hôtel Ambre a quelque chose de totalement irréel. Le temps d'une semaine, nous nous retrouvons clients privilégiés, ce qui veut bien dire, une fois encore, que l'argent permet de se placer assez haut dans la hiérarchie sociale. Ne nous y méprenons pas : par rapport à ce que nous vivons habituellement et surtout par rapport à notre projet péruvien, cela reste une semaine d'exception, dans tous les sens du terme. La chambre 225 où nous logeons nous donne droit à beaucoup mais les extras se révèlent onéreux : 95 € pour deux repas proposés à deux invités. Contrairement à ce que je pouvais penser, il est très délicat pour un inconnu d'entrer dans l'hôtel : il y a des gardes qui ne plaisantent pas à l'entrée. Et même si l'hôtel est entièrement ouvert sur l'océan, il y a aussi des postes gardés de chaque côté. La facilité à laquelle "les petites mains" nous reconnaissent devient quelque peu sécuritaire. Quatre jours sur cinq de travail, soit un peu plus qu'en France mais probablement des horaires à rallonge... Nous ne sommes pas avares de reconnaissances et de sourires envers ces travailleurs de l'ombre et du soleil, qui ont un sens aigu et formaté de l'accueil. A tel point qu'ils vont jusqu'à vous rapprocher votre serviette dans les toilettes...
Table de présentation du Restaurant Indigo (Hôtel Ambre)
2 juin 2015
Derrière cette ambiance chic et select, il y a la réalité, juste là, aux portes de l'hôtel. Nous y avons un peu mis les pieds jeudi, en déplaçant notre usine à touristes jusqu'à l'île aux Cerfs. Depuis Marrakech, nous avons appris à exercer notre oeil critique et la concurrence joue ici en faveur du touriste. 2 400 roupies mauriciennes (environ 60 €) : c'est plutôt raisonnable pour une courte excursion, certes sans soleil, en bateau rapide. Avec pour deux personnes en prime, un bon repas composé de langoustes de spécialités maritimes locales. Notre cuisinière, qui travaille au village d'en face, ne nous en dira pas plus sur une réalité que l'on sent modeste, au milieu des chiens errants. Retour le soir dans l'irréel, avec d'excellents chanteurs triés sur le volet.
Nous souhaitions voir ce qui se passait de l'autre côté du décor. Pour cela, nous avons fait confiance au voyagiste de l'hôtel Ambre. Le jeudi, nous étions partis pour une excursion maritime. Le samedi, nous avons ainsi opté pour une sortie terrestre, de l'autre côté de l'île, au sud-ouest. Nous avons rejoint un couple de personnes retraitées à l'embarcadère de l'île aux Cerfs et nous sommes partis à la rencontre de l'île Maurice. Le tarif de la journée s'avère démesuré pour un mauricien compte tenu des salaires pratiqués (6 000 roupies par mois : 160 € environ) mais moins pour nous. Nous en conclurons que le rapport qualité / prix s'est avéré des plus raisonnables. Ce que nous avons vu est à l'image de ce que nous avons connu depuis le début : c'est beau, c'est criant de vérité mais ce n'est pas exceptionnel. Toutefois, cette plongée en monde tropical nous a permis de découvrir de très beaux bijoux uniques (?) en tanzanite, de 400 à 100 000 €, de très beaux globes modulables et la deuxième ville du pays, Curepipe (!) avec ses 75 000 habitants. Il se dit que l'île Maurice va mieux depuis le changement de présidence, moins tournée vers les femmes. Les élections municipales approchent, avec les slogans qui vont avec : "Pour vivre mieux ensemble, votez...". Cela nous surprend dans la mesure où toutes les religions se côtoient pacifiquement, où l'ambiance est paisible, en tout cas au premier abord. Quelle tranquillité par rapport à la France ! Notre chauffeur de taxi nous emmène tant dans les coins à touristes (Trou aux Cerfs = volcan éteint depuis 700 000 ans) que dans ses coins à lui (bon petit restaurant à chouchous). La vallée des couleurs nous apporte quand même un plaisir visuel intense. Pour découvrir ses cascades trop fraîches (15°C), ses points de vue sublimes sur l'océan et sa tyrolienne improbable au stade d'essai, nous avons opté pour une Jeep au tarif lui aussi raisonnable (600 roupies par personne = environ 17 €). Le quad s'avérait bien plus cher et se transformait en un piège à touristes. Je rajouterai dans la visite une vue rapide sur le plus grand lac artificiel de Maurice (réserve d'eau douce) et un temps passé à Grand Bassin, temple hindou devant le lac sacré. Un moment délicat dans ce lieu polythéiste où les singes, vénérés, se montrent agressifs envers les visiteurs. Et toujours ces travailleurs dans les plantations de cannes à sucre...
Les gorges de la Petite Rivière Noire
6 juin 2015
Quelle végétation luxuriante de fruits ! Le choix est immense, entre les oranges, mandarines, bananes, goyaves, litchis, framboises, ananas, pastèques... mais pas de melons. A l'hôtel Ambre, derrière les étables très bien présentées du restaurant Indigo, se cachent malheureusement des fruits non frais et des boîtes de conserves... Nous achevons ce séjour par une courte sortie en mer, toujours sans dépasser la barrière de corail où se fracassent les vagues, pour tenter d'observer et de débusquer des espèces piscicoles endémiques. Loin d'être satisfaisante, la balade permet surtout de découvrir qu'il est impossible de mettre les pieds à cent mètres de la côte, à cause des oursins, des coraux et des vers arracheurs de peau ! Nous quittons finalement l'île Maurice comme nous étions arrivés, avec quelques gouttes de pluie et de la fraîcheur, mais aussi beaucoup de souvenirs colorés de gens tellement gentils et généreux...
(Sans compter, en guise de clin d'oeil, l'apparition de Jean-Michel Aulas à la gare de Lyon Part-Dieu au retour...).





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